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26 juin 2007

mais sinon ça va

8a24d232f53759290babc62f371d5f25.jpgPourquoi je me suis chanté "Capitaine Flamme tu n'es pas..." toute la matinée? (et pourquoi je le confonds toujours avec Albator?)

Quand je ferme les yeux, ils restent collés (et je ne vois pas écrit "dodo" dans mon agenda avant plusieurs soirs)

Il fait froid dans ce bureau et ce que j'ai à y faire aujourd'hui est loin d'être passionnant (ou même simplement motivant)

Tiens, le service informatique m'annonce une coupure Internet jusqu'à 99h99 (les informaticiens, à la base, sont des matheux ou bien?) 

Ce soir, à la répét', je voudrais juste un quart d'heure de relaxation siouplé (parce que j'ai du mal à me concentrer sur mon texte quand je viens de courir dans le RER en mangeant un sandwich SNCF ou rien) (oh, et puis, tiens, pourquoi pas un massage après, tant qu'on y est) 

Pourquoi y'a personne pour m'égayer aujourd'hui? 

Non, mais ça va, c'est juste un mélange de sommeil, de rhume et d'ennui (alors que j'ai besoin de soleil, de rhum et d'envie) (besoin de rien envie de toi)

 

24 juin 2007

Dans l'air

 

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Photo: Maria Spelterini en train de traverser les rapides Niagara sur un fil de fer, en 1876, par George E. Curtis

22 juin 2007

Le fait d'hi(v)er

 

867868d638137e44e67adf32603efdca.jpgPeu confortablement installée par terre contre le mur du fond de l’Olympia, un homme se penche, me pousse un peu l’épaule… :

-         - oh ! excusez-moi, je croyais que vous étiez un fauteuil !

 

 

15 juin 2007

Ô Cyrano...

France 2 diffuse la pièce montée par Denis Podalydès. Tout est bon dans le cochon, mais je me suis arrêtée sur ce jambon-là:



Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? une peau
Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...
Non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou
Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
Et donneur de séné par désir de rhubarbe,
Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
Devenir un petit grand homme dans un rond,
Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S'aller faire nommer pape par les conciles
Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,
Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?
Etre terrorisé par de vagues gazettes,
Et se dire sans cesse : "Oh, pourvu que je sois
Dans les petits papiers du Mercure François ?"...
Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
Préférer faire une visite qu'un poème,
Rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! non, merci ! non, merci ! Mais... chanter,
Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
Avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
Pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,
Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !

 

Extrait trouvé chez un fan (Acte II, scène VIII)

 

13 juin 2007

Music changes everything


13d87691f90a4726c47cadc1a6e2c633.jpeg En vrai
Il pleut orageux, les gens sont agressifs dans le RER et le tram, j’ai mal à la tête, je suis crevée, j’ai eu la bonne idée de mettre des sandales et de ne pas prendre mon pépin en sortant du bureau.

En vrai
Il pleut, j’adore la pluie, je souris, je pense à la dernière scène d'High Fidelity, je suis bien. Juste parce que j’ai ça dans les oreilles.

Oooh ooooh…

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