05 mai 2012

Cinq ans

elise98.jpegJe ne me souviens pas avec qui j'étais le soir du deuxième tour, en 2007. Nous étions allés devant Solférino, histoire de nous prendre une Royal défaite, mais surtout pleurer sur ce qui nous attendait avec Sarko. Je ne sais pas ce que tu avais fait.

Dieu sait que tu ne voulais pas de lui à la présidence. Nous le haïssions depuis quelques années, déjà.

Presque 10 ans ensemble et pourtant une seule élection présidentielle vécue tous les 2. Et quelle élection... Nous avions pleuré de voir passer au deuxième tour celui contre lequel nous avions milité si longtemps (pas assez longtemps ?). Celui qui, en fait, nous avait fait nous connaître, nous avait fait nous aimer. Alors nous avions milité pour Chirac. Un comble.

Je sais que parfois, nous nous disions qu'on aurait bien aimé connaître un peu des victoires... Tu en aurais connu, si...

Tu ne l'as pas connue longtemps, la présidence de Sarko. Parfois je t'envie. Il y a(vait) tellement de raisons de protester, de se battre, de manifester, que parfois on préférerait occulter. Faire comme si la politique n'occupait pas tout l'espace. 

Qu'aurais-tu fait, toutes ces années ? Pas impossible que tu vires à gauche toute. Sans doute, P. a raison, tu aurais fait partie des Indignés. Nul doute que tu serais allé les photographier. Tu aurais forcément continué à parler politique, à t'emporter sur le sujet. Serais-tu seulement resté derrière l'objectif ? Peut-être, mais quelle arme pour nous faire passer tes messages !

 

Je pense à toi ces temps-ci. Mon inquiétude, à l'approche du jour J, me rappelle notre stress les soirs d'élection. Cette tension, cette peur, mêlées à l'envie d'y croire quand même, au-delà de toute raison. Pour demain, c'est la peur malgré la quasi certitude. Je pense à toi qui aurais fait la fête à la Bastille, si...

 

5 ans. Ce quinquennat aura été plutôt tout pourri. Heureusement que l'espoir renaît à la fin.

18 avril 2012

Pourtant, que sa campagne est belle...

Billet complètement dénué d'analyse politique.
(J'ai la politique un brin tripale, pardon d'avance)

 

JLM, J'L'M pas.

Ça m'embête que certains de mes amis veuillent voter pour lui. Parce que je tiens à eux, parce qu'ils méritent mieux. Le type me débecte. Sa démagogie me débecte. Mais je vais essayer d'être un peu rationnelle.
 

Alooooors...

Je suis pour le vote utile, oui. Pour l'instant. Je me sens socialiste et écolo, je vote les deux en alternance, selon l'élection. Je trouve que pour faire comprendre la voie écologiste, c'est plus utile de voter pour les écolos aux élections locales, aux législatives, leur donner du pouvoir en leur donnant un groupe à l'Assemblée, par exemple, les faire entrer au gouvernement ainsi. Plus utile et plus réaliste, parce que non, je ne conçois pas de mettre, pour l'instant, quelqu'un d'EELV à la présidence. (Alors un Jean-Luc, tu penses-tu !)

D'toutes façons moi je suis pour des primaires de toute la gauche, et pour Cohn-Bendit, c'est vous dire si moi aussi je rêve !

Je comprends qu'on ne soit pas d'accord avec le vote utile, ça ne m'empêche pas de dormir la nuit. Je préfère évidemment qu'on vote inutile plutôt que rien du tout. C'est vous dire si je suis démocrate.

Vous savez ce qui me fait mal, mes amis ? Vous êtes en train de vous faire entuber. Voilà. Voilà ce qui m'énerve. Vous me direz : toi ce sera pareil avec Hollande. Pitêt, mais je le sais. Vous, je suis pas sûre. 

 

Parce que Mélanch', c'est le roi des illusionnistes. 

Une mécanique super bien huilée, certains en parlent beaucoup mieux que moi.

Je le salue, le monsieur, pour avoir fait main basse sur le PC, pour avoir su l'utiliser là où il en a les moyens : en campagne. Je salue le professionnel de la communication politique, le stratège. Il est fort, le sagouin ! Que la campagne est belle...! Ferrat serait venu à Bastoche, c'est sûr ! Il était une fois des gens de gauche qui avait envie de retrouver l'air des campagnes, de celles qui rendent heureux, et un monsieur bien blindé en politique qui avait su les cueillir sur le chemin. Chapeau bas. 

Son programme : difficile de ne pas être d'accord quand on est de gauche et pas trop blasé. Je suis pour une 6e République, moi aussi. J'ai lu la profession de foi, suis presque toute d'accord. M'enfin c'est quand même super super super irréalisable idéaliste, nan ? Nationaliser Total, sérieusement ? Rembourser la Sécu à 100 % pour tout le monde, sérieusement ? C'est pas un peu démago tout ça ? Sérieusement...

(Je trouve ça facile, quand même. Son affiche "Qu'ils s'en aillent tous" (Le Pen, sors de ce corps de texte). C'est marrant de "dénoncer" un système dont on profite autant...)

 

Oui, bon, mais après ?

Môssieur ne veut pas "être ministre dans un autre gouvernement que le sien" (sic). Hin hin. On y croit ? Vraiment ? Ça a dû être dur pour lui, la première fois... Il refuserait un portefeuille ? Mais alors, pourquoi tant de bruit ? J'y crois pas trop.
Môssieur peut se battre encore pour les législatives, transformer l'essai. Bon, je lui souhaite de pouvoir (au peuple). Sincèrement parfois il m'inquiète : à ce rythme-là, même avec quelques jours de repos en Essonne, ce serait un exploit de trouver encore la force de refaire une campagne. Les législatives, donc. Rappelons-nous : le Front de Gauche = PC + PG. C'est bien connu, les élus PC sont très enclins à laisser leur circonscription... J'y crois pas trop non plus.

 

Alors, quoi ?

Qu'est-ce qu'il veut, le monsieur ? Montrer au PS qu'ils ont eu tort de le perdre ? Qu'avec lui détruire le PC aurait été encore plus facile et que, 2 pour le prix d'un, les écolos peuvent aller mourir aussi ? Il se croit assez fort pour devenir Premier ministre (et donc devoir gouverner avec les tous pourris de socialistes) ?

J'ai le sentiment qu'il court à l'auto-destruction. Et qu'il y aura des dommages collatéraux. 
Je ne sais pas ce qu'il veut, mais ça m'inquiète. Je pense que vous serez déçus, mes amis, et j'en suis triste d'avance. Je suis triste de cette injustice. De ces espoirs que vous nourrissez et qui seront trahis.
 

Je ne dis pas ça pour pouvoir vous dire un jour "j'avais raison". Je vous souhaite de me tromper. Mais j'y crois pas trop.

 

 

houhouhouhouhahaaaaaaaa ;)

25 février 2012

Tongue of wood


« Non mais c'est pas possible ! Vous ne pouvez pas me dire à la fois "Il faut deux fois plus de psychiatres" et à la fois "Il en manque" »

 

Michel Mercier, ministre de la Santé, sur France Inter, un jour.

 

qui réussit à être honnête : « Je vais vous faire une moitié de réponse... »

16 juillet 2010

Comme vinyl au soleil

Bayonne, juillet 2007

vynil.jpg

Bayonne, juillet 2010

vynilausoleil.jpg

 

 

Bon ben... ça devient blanc en fondant.

On est bien avancé.

 

16 juin 2010

Le masque et la plume

 

Le vendeur était seul dans la librairie quand j'y suis entrée. Il a mis Jonasz : "Dites-moi qu'elle est partie pour un autre que moi mais pas à cause de moi"... Ensuite il a mis d'autres musiques tristes, encore plus si c'était possible.

J'avais envie de lui dire quelque chose, de lui sourire, de lui donner un peu d'espoir. Mais ses beaux yeux bleus rougis de larmes tenaient absolument à rester professionnels. Alors je suis restée cliente.

 

Pour une fabulette

IMG_7604.JPG

21 décembre 2009

Collage

(pour les 40 a. d'A.)

IMG_7536.JPG

12 septembre 2009

Un nuage sur Belleville

 

 

WillyRonis1959.jpg

De retour rue de Belleville, je feuilletais hier l'ouvrage "Belleville - Ménilmontant" de Daenincks, photos de Willy Ronis. De quoi me rappeler que j'avais une tendresse pour ce photographe, un gentil monsieur, sorte de grand-père touchant.

J'aime toujours regarder ses photos du quartier (il a longtemps été habitant du 20e arrondissement de Paris) et voir comme ça a changé ou non depuis les années 50.

 

Les hommes partent, leurs photos restent...

16 août 2009

Dans la série...

... j'ai encore raté une expo :

(une vidéo, plus intéressante, ici aussi)

 

 

Mais, consolons-nous (enfin, consolez-moi !), le catalogue de l'exposition est en vente libre. Et c'est bientôt mon anniversaire (ahum) ! Chouette !

28 juillet 2009

Bientôt ailleurs

Piquée chez une copine...

« Un lieu, je veux un lieu ! Je veux un lieu à la place du lieu pour revenir à moi-même, pour poser mon papier sur un bois plus dur, pour écrire une plus longue lettre, pour accrocher au mur un tableau, pour ranger mes vêtements, pour te donner mon adresse, pour faire pousser de la menthe, pour attendre la pluie. Celui qui n’a pas de lieu n’a pas non plus de saisons. Pourras-tu me transmettre l’odeur de notre automne dans tes lettres ? Emmène-moi là-bas, s’il reste encore une place pour moi dans le mirage figé. Emmène moi vers les effluves de senteurs que je respire sur les écrans, sur le papier, au téléphone… »

Mahmoud Darwich, Les deux moitiés de l’orange, lettre écrite pendant son exil parisien à Samih al-Kassem, son ami resté en Palestine)